Aller plus loin
Le réchauffement climatique peut avoir des conséquences pour le moins inattendues. Avec les températures qui augmentent, les vins français seraient de plus en plus alcoolisés. Le raisin absorbe de plus en plus de soleil ce qui accroît son taux de sucre, et finalement la quantité d’alcool dans les bouteilles.
Les viticulteurs ont de tout temps, été tributaires de la météo. En fonction des précipitations et de l'ensoleillement, le résultat n'est pas toujours le même d'une année sur l'autre. Avec les changements climatiques, les vignerons ne savent plus à quoi s'attendre.
« Dans l'ensemble, nous assistons à une augmentation de la teneur en alcool et une baisse de l'acidité. C'est un problème », explique Laurent Audeguin, directeur de la recherche et le développement à L'Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV). « L'acidité est cruciale pour l'équilibre et le goût du vin, ainsi que pour un bon vieillissement », ajoute-t-il.
Dans les années 80, le vin contenait en moyenne 10 à 11% d'alcool. Aujourd'hui, ce taux tourne autour de 13 à 14%, atteignant 15% dans les régions viticoles les plus chaudes. Pour éviter de ramasser un raisin trop sucré, les viticulteurs n'ont pas d'autre choix que de le récolter plus tôt dans l'année. Mais cette méthode n'est valable que pour les vins blancs et les rosés. De plus, récolter le raisin trop tôt a des conséquences sur l'arôme du vin.
La science à la rescousse des vignerons
Depuis plusieurs années, des scientifiques tentent de trouver des solutions pour contrer les effets du réchauffement climatique sur le vin. A l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), l'équipe de Jean-Louis Escudier assure qu'elle pourra proposer de nouveaux cépages permettant de produire un vin à teneur réduite en alcool, entre 9 et 11 %. Pour cela, les scientifiques ont sélectionnés des variétés de vignes donnant naturellement du raisin moins sucré. Plusieurs cépages proposant les mêmes caractéristiques seront croisés pour parvenir à un vin moins alcoolisé.
L'Inra propose également de réduire le degré d'alcool grâce à une technique baptisée «osmose inverse». Cette méthode permet de réduire la quantité de sucre dans le moût de raisin et même l'alcool dans le vin. Il s'agit d'une technique similaire à celle utilisée pour le dessalement de l'eau de mer. Autre solution proposée par des chercheurs, une levure spécifique qui limite la transformation du sucre en alcool.
06/01/2011 - 11:25 par


pour un vin à 20%
15/01/2011 - 00:11 - altatou
Dans ces conditions je suis pour le réchauffement climatique. En tout cas je préfère un vin gavé de soleil plutôt que d'une levure ou autre chose.